Avis du commissaire enquêteur : « Faut-il renchérir le coût de l’isolation ? »

Source : avis du commissaire-enquêteur signé à Marly le 15 novembre 2018 –fac-similé, « neutralité » et orthographe d’origine –caractères gras par nos soins

Avis du commissaire enquêteur (page 28)

« Les produits isolants sont de 2 ordres :

  • les produits traditionnels industriels (ex laine de verre ou de roche, polystyrène) présentant un prix bas mais consommant de l’énergie
  • les produits d’origines naturels (chanvre, bois ou liège) présentant un prix élevé, une faible consommation d’énergie et nécessitant une grande consommation d’espace de culture pour le chanvre (+ de 20000 ha pour une production comparable au projet alors que la surface française en 2016 était de 15000 ha, source terresinovia.fr et wikiagri.fr ) ou un problème de renouvellement pour le bois et le liège.

Ci-dessous comparatif des tarifs des différents matériaux isolants ( source travaux.com )

Faut-il renchérir le coût de l’isolation et risquer de réduire le nombre de logements isolés et privilégier les produits naturels et consommer des terres agricoles au dépend de l’alimentation ?

On considère que ces émissions sont un « investissement », il ne faudra attendre que 10 à 12 semaines pour que le produit fabriqué dans l’usine récupère le CO2 émis durant sa fabrication. »

Avis du commissaire enquêteur : tout est dit dans la première ligne

Avis du commissaire enquêteur (page 22)

« Le gouvernement va débourser 14 milliards d’euros sur 5 ans pour promouvoir et accélérer la rénovation thermique des bâtiments (dont 4,8 milliards d’euros dédiés à l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments du secteur public).

En outre, les émissions de CO2 de l’usine d’Illange seront compensées, dès la première année, par les économies d’énergie de chauffage enregistrées par les bâtiments dans lesquels notre isolant sera utilisé. L’usine émettra du CO2, mais si l’on considère que ces émissions sont un « investissement », il ne faudra attendre que 10 à 12 semaines pour que le produit fabriqué dans l’usine récupère le CO2 émis durant sa fabrication. Pendant sa durée de vie (50 ans), la laine de roche permet d’économiser 200 fois plus de carbone que la quantité émise durant sa production (source EURIMA).

On peut regretter malgré tout que la production de ce type de produit consomme autant d’énergie et rejette des quantités importantes de CO2, mais il est nécessaire d’analyser le cycle complet de la production à son utilisation »

Voir notre article sur l’écoblanchiment.

L’intérêt général : une affaire de point de vue

Quand Alain Lintz, directeur d’entreprise retraité, nommé commissaire enquêteur pour conduire la fin de l’enquête publique donne son avis motivé, il invoque « l’intérêt général de notre pays » face à une population qui exprime « ses craintes ».

Non, monsieur le Commissaire Enquêteur, il vous faut relire plus attentivement les contributions qui vous ont été envoyées. C’est un véritable refus que la population a exprimé !

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Knauf Insulation et Stockholm IV (Yutz)

Nous ne savons pas avec certitude si la richesse ruisselle, mais la pollution, c’est prouvé.

Exemple ci-dessous

Le lotissement « Stockholm 4 » (dit joliment « des Bois » dans le projet de révision du PLU de Yutz) est en gestation depuis au moins septembre 2014.

Selon nos informations, une société financière (« holding ») installée à l’étranger veille sur le devenir du bébé.

Celui-ci sera tendrement abrité sous les émissions langoureuses de Knauf Insulation.

PLU belle la vie !

Les retombées économiques de Knauf : 390 euros pour chacun des 21.840 camions par an

Camemberts Knauf

Knauf annonce 20 millions de retombée économiques

L’arrondi est généreux puisque l’addition donne plutôt 19,2. Mais étudions cela dans le détail.

Un petit 1 % (200.000 euros) irait aux hôtels, restaurants et autres (snacks?). À 65 euros la chambre d’hôtel, cela correspond à 3000 nuitées, plus de 8 nuitées par jour ; ou 8.000 repas à 25 euros, c’est-à-dire 20 repas par jour. Pour qui ? On ne sait pas. À croire que Knauf va faire de cette usine un pôle touristique.

Un million et demi devrait aller aux impôts. Ce chiffre ne dit pas quel montant reviendrait aux collectivités locales.

Deux millions seraient prévus pour la maintenance externalisée. La sous-traitance a ses avantages…

Sept millions seraient versés en salaires.

Enfin, la plus grosse part du camembert, huit millions et demi d’euros, serait à mettre au profit des « Transports ».

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Réunion d’information à Metz le 14 novembre

L’association « Stop Knauf Illange » dont le siège est à Yutz organise mercredi 14 novembre 2018 à 20h, à la salle capitulaire du Cloître des Récollets, 1 rue des Récollets à Metz, en accord avec la Ville de Metz, une soirée consacrée à sa lutte contre l’implantation de l’usine de roche Knauf Insulation sur la « mégazone départementale » d’Illange-Bertrange.

Ce projet est dangereux pour la santé publique, dans un périmètre de près de 100.000 Mosellans, et tout à fait contraire aux discours officiels sur la lutte nécessaire contre le réchauffement climatique constaté et maintenant admis par la plupart des Nations et en particulier par les États de l’Union européenne, suite aux études finalement reconnues valides du GIEC.

L’implantation de cette usine de laine de de roche, à partir de matériaux fossiles et consommant plus de 230 GW/h par an, fournis à hauteur de 60% par du coke à la qualité invérifiable, n’a été annoncée publiquement par un article du RL que le 30 mai 2018 alors que ce projet a été précédé d’une longue phase de préparation-négociation entre les autorités locales (Conseil département, Région grand-Est, groupes de pression industriels, et diverses autres collectivités territoriales, officielles ou informelles) parallèlement à une demande d’installation dans les communes luxembourgeoises de Sanem et Differdange.

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Le commissaire enquêteur ne rendra son avis et ses conclusions que le 16 novembre 2018

Code de l’environnement

L’enquête publique sur le projet d’implantation de l’usine Knauf ne s’est pas déroulée sans accroc.

Elle est ouverte le 23 août 2018 pour une durée de 30 jours (jusqu’au 21 septembre 2018) sous la conduite du Commissaire enquêteur, M. Jean-Claude Brûlé, nommé par le Tribunal administratif de Strasbourg.

M. Brulé organise le 11 septembre 2018 à Illange l’unique réunion d’information « officielle », lors de laquelle il déclare ne pas avoir besoin de prolonger cette enquête, malgré le manque d’information des populations concernées de la part de bon nombre de mairies du périmètre d’enquête (Aucune réunion prévue à Thionville, 42.000 habitants sur les 80.000 concernés par l’enquête). M. Brûlé sait déjà que certaines communes ont été « oubliées » du périmètre d’affichage (Terville d’abord, puis Florange) mais refuse également lors de cette réunion du 11 septembre à Illange de les intégrer dans le périmètre d’enquête.

Le 20 septembre 2018 paraît un avis d’extension de l’enquête publique sur le site de la Préfecture de Moselle, qui annonce la prolongation de l’enquête publique jusqu’au 5 octobre 2018 à minuit sous la conduite de M. Brûlé.

Le même jour, M. Brûlé rencontre la présidence du Tribunal administratif de Strasbourg afin d’être, pour raison de santé, dessaisi du dossier.

La Préfecture de Moselle publie le 25 septembre 2018 un arrêté complémentaire confirmant l’inclusion des communes de Florange et Terville dans le périmètre d’enquête. Elle indique dans ce même arrêté que le Tribunal administratif de Strasbourg a nommé un nouveau Commissaire-enquêteur, M. Alain Lintz.

À l’issue de l’enquête publique qui a donc été close le 5 octobre 2018, M. Lintz dispose selon la loi d’un premier délai de 30 jours pour délivrer son rapport et ses conclusions motivées.

Nous apprenons aujourd’hui que M. Alain Lintz a demandé et obtenu un report jusqu’au 16 novembre pour remplir sa mission.