À la fête à Tomik

Voilà lancée pour la troisième année consécutive la fête à Tomik organisée par le Réseau Sortir du Nucléaire à Metz, place de la République, occasion pour notre association de rencontrer de nombreux groupes associatifs : antinucléaires dont le collectif Stop Bure que nous apprécions particulièrement, lutte contre la misère et le mal logement, le Front social, défense de l’environnement, de la vie humaine, animale et végétale.

Même masqués, ils sont là les militants des différents collectifs dont l’objectif commun est de préserver la planète, notre terre de plus en plus impactée par les dégâts causés par l’Homme.

Malgré une météo très clémente, la foule messine habituelle ne fut pas au rendez-vous et le centre de Metz ne se ressemblait pas, masqué lui-aussi par une torpeur très inhabituelle pour un samedi de septembre.

Mais quel plaisir de retrouver des militants amis que nous n’avions pas rencontrés depuis plus de six mois, du fait de ce virus devenu outil politique de distension des liens entre générations, situations sociales et ethnies différentes, entre artisans du partage pour tous de la vie et des richesses, entre artistes de rues ou de spectacle dans des lieux où il reste possible de s’exprimer librement, en artiste ou en militant ou les deux à la fois.

Les informations ont circulé entre les défenseurs des diverses causes à objectif humain non lucratif dans l’intérêt général et nous reviendrons très prochainement sur le prochain scandale mosellan en cours d’écriture : un projet de forages de gaz de couche dans le bassin houiller en Moselle-Est par une société dont même l’administration, si nous avons bien compris, doute fortement de la fiabilité et de la compétence technique, hormis son expérience en aspiration de subventions.

Merci aux organisateurs de cette journée pour tous les efforts fournis afin qu’elle puisse avoir lieu !

Les luttes continuent !

Knauf : ça sulfite !!!

Nous savions déjà que Knauf Illange polluait notre air, nos sols, nos cultures, nos oreilles, nos poumons et même notre vue.

Nous découvrons, sans réelle surprise, qu’il s’apprête probablement à polluer le réseau d’assainissement de la mégazone et de la station de traitement de Guénange.

Rappelons que Knauf a signé en juillet 2019 une Convention Spéciale de Déversement, conjointement avec le SIRGEA (Syndicat Intercommunal de la Région de Guénange des Eaux et Assainissement), la Communauté d’Agglomération de Thionville, compétente en matière d’assainissement sur la Mégazone d’Illange et Véolia (fermier de la station d’épuration de Guénange pour le compte du SIRGEA). Cette convention cadrait les conditions de rejet en termes quantitatifs et qualitatifs avec des moyens techniques de contrôles et des mesures coercitives en cas de non respect.

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Une usine qui ne manque pas de panache

Depuis plus de quinze jours, en pleine canicule, la population subit les fumées et odeurs qui sortent des cheminées de Knauf. Les panaches n’ont pas tous la même couleur, certains sont même transparents et la palette d’odeurs assorties, toutes désagréables, est variée. Selon les conditions météorologiques, selon la direction des vents, une bonne partie des communes riveraines bénéficie de son lot quotidien d’odeurs et de fumées empoisonnées, de préférence de la fin de l’après-midi jusqu’au petit matin, comme si la production de Knauf était cadencée pour tenter de masquer un peu les nuisances qu’elle produit à profusion.

Ce manège dure depuis plus d’un an, les riverains sont excédés. En cette période de canicule, ils ne peuvent même pas ouvrir et aérer leurs habitations la nuit car l’odeur est épouvantable. On voudrait nous faire croire qu’il n’y a aucun danger, aucun impact sur la santé. Certains se veulent rassurants et semblent oublier les particules fines dont on a entendu parler tant de fois pourtant. L’association rejette en bloc cette usine d’un autre âge qui n’apporte que des désagréments à la population et beaucoup d’argent à quelques-uns.

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Le droit de grève : un droit à valeur constitutionnelle

Alors que le vernis tout neuf de l’usine « exemplaire » continue de se craqueler un peu plus chaque jour, il nous apparaît pertinent de rappeler les conditions qui permettent l’exercice du droit de grève par les salariés d’une entreprise comme Knauf Illange.

Plus d’information dans ce document édité par un syndicat.

Et pour résumer :

Tout salarié peut faire grève, mais en respectant certaines conditions. Dans une entreprise, en l’absence d’un mot d’ordre national ou professionnel, il faut donc qu’au moins 2 salariés se mettent en grève en même temps.

Le droit de grève est une liberté individuelle, garantie par la loi. En dehors des policiers et des militaires, tout salarié, syndiqué ou non, a le droit de faire grève. Aucun employeur ne peut empêcher un-e salarié-e de faire grève, aucun employeur ne peut sanctionner un salarié pour avoir utilisé le droit de défendre ses intérêts !

Si la grève suppose l’existence de revendications professionnelles, aucune condition n’est fixée quant à la manière dont elles ont à être communiquées à l’employeur :

– Ainsi, à l’exception des secteurs soumis à préavis, l’absence de toute formalité préalable obligatoire conduit donc à la validité des grèves surprises.
– Une grève ne saurait perdre son caractère licite du fait qu’elle n’a pas été précédée d’un avertissement ou d’une tentative de conciliation.

Aucun document écrit ne peut être exigé de la part de votre employeur.

À faire valoir à ceux qui jugeraient certains débrayages illicites.

Les informations de l’été 2020

L’épidémie de Covid19 a fortement modifié nos vies sur tous les plans : individuel, collectif, social, professionnel, économique, culturel.

La période de deux mois de confinement décidé au printemps par les autorités a eu pour effet, entre autres, de distendre le lien social et de compliquer le fonctionnement de toutes les structures collectives au travail, dans les commerces et industries, dans les collectivités locales et, pour ce qui nous concerne plus particulièrement, les associations de citoyens, la nôtre en particulier, qui a dû repousser à septembre ou octobre l’Assemblée générale prévue le 26 mars.

C’est peu de dire que nous n’avons pas retrouvé nos pratiques d’avant cette crise sanitaire et que nous ignorons à ce jour si et quand nous reviendrons à la situation « d’avant ».

Dans le même temps l’usine Knauf d’Illange a dû cesser son activité de fin mars à début juin. Depuis sa reprise d’activité dans la semaine du 8 juin, nous constatons que Knauf ne semble pas non plus avoir retrouvé une situation normale : moins d’émissions de fumées diurnes, mais des émissions nocturnes de fumées sont régulièrement observées ainsi que des odeurs et des bruits métalliques (trémies ?), toujours de nuit ; l’énorme stock de produits non conformes ne semble pas avoir diminué, au port d’Illange entre autres.

Malgré le souci de transparence constamment rabâché par les dirigeants de l’usine et du groupe, Knauf ne livre aucune information à la population. Nous ne savons pas si l’usine tourne à 25%, 50%, ou autre pourcentage de sa capacité.

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Poumon Vert et Poumon Noir

Fidèles au rendez-vous les membres des associations Oinoleboso et Stop Knauf Illange se retrouvent ce dimanche 26 juillet près des aires de pique-nique à l’Aéroparc de Yutz. Comme dimanche 12 juillet on les entend chanter au son des guitares et si on s’approche un peu, les paroles surgissent. Ces textes évoquent la lutte engagée depuis deux ans contre l’usine de laine de roche, contre les mensonges, le mépris et le laxisme dont font preuve les autorités qui laissent faire, peu soucieuses de la santé de leurs administrés.

Ils sont tenaces ces participants, et convaincants. Le thème choisi est celui du Poumon Vert et Poumon Noir. Il se décline dans les différents stands par les couleurs, les accessoires, les décorations. Petit à petit les quelques stands se remplissent, les dialogues s’installent avec des promeneurs surpris de voir les pancartes et les jeux proposés, le tout dans une ambiance de kermesse. Une mini-kermesse, en fait avec peu de moyens mais beaucoup d’imagination : des craies sont à la disposition du public, des affiches aussi pour clamer haut et fort que le droit de respirer un air pur est légitime. On ne doit pas se tromper de combat et croire que le coronavirus est responsable de tous les maux

La pollution atmosphérique est aussi voire plus dangereuse que le VIH, l’Ebola, la COVID-19 et toutes les guerres réunies, selon François Reeves, professeur en Santé environnementale à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.

Du côté de chez Knauf

C’est sous un soleil radieux, dans le cadre privilégié de l’Aéroparc de Yutz que les Oinoleboso, les SKI, se sont retrouvés pour exprimer leur désapprobation et leur colère face à la cheminée de l’usine Knauf qui nargue la population. Ensemble, devant un public chaleureux, au milieu des barbecues, ils ont entonné leurs chants en prévision des représentations futures qui auront lieu à la rentrée. Leurs slogans se lisaient sur des pancartes : « Ne touchez plus à rien. Allez-vous en ! » Ce message adressé à Knauf est clair. Les associations locales ne lâchent pas l’affaire, le combat continue. Nous continuons à dénoncer cette monstruosité que représente l’usine à poison. « Ils amassent des profits ; nous luttons pour nos vies ».

Nous joignons  cette chanson, désormais célèbre, écrite par les Oinoleboso que nous remercions :

Du côté de chez Knauf
(Petit vin blanc, 19-10-19, atelier Oinoso : Josiane, Patricia, Frédéric, René, Christine, Pinar Sélek, Escale, Gueulard Bar.)

Quand vous ouvrez les portes
Vous recevez plein d'choses
Dans la tronch', dans la « schnesse »
Du côté de chez Knauf....

Et puis, sans faire semblant,
Un air d'oxyde de souffre
Nous pouss' à la résistance en chantant, en
luttant, en GUEULANT, en HURLANT
Du côté, du côté, de chez Knauf...

Le jour où Knauf a effectué une frappe chimique sur Surdulica

Traduction de cet article.

Mercredi, 8 juillet 2020

Il y a un an survenait une explosion dans l’usine Knauf, mettant en danger le personnel et occasionnant une pollution atmosphérique importante avec un impact négatif sur l’environnement. Un an après nous n’avons aucune connaissance des vraies conséquences de cette explosion ni de ses origines, les autorités sont muettes, le public est silencieux, les médias refusent de parler de l’incident et de ses suites.

Nous avions vainement interrogé le ministère de la Protection de l’environnement, et après le mécontentement et l’inquiétude exprimés par les autorités locales, l’industriel avait conclu, à peine quatre heures après l’incident, qu’aucun impact négatif n’avait été observé dans l’environnement ! Point.

Plus tard dans l’année, nous avions convenu d’une visite à Surdulica du président de l’association française  « Stop Knauf Illange» et échangé nos expériences à propos des nuisances créées par Knauf à Illange et Surdulica. 

Nous regrettons qu’ici, à part l’association  «Breathe Deep» (Respire profondément, NdT) et quelques habitants motivés, personne ne mette jamais le sujet Knauf dans le débat public.

Nous avons également lancé une procédure devant le « Protecteur des citoyens » et venons d’envoyer nos remarques et objections en réponse à l’étude récemment réalisée et publiée par les experts de l’industriel.

Enfin nous avons interpellé les inspecteurs de la République et signalé toutes les irrégularités concernant le fonctionnement de l’usine.

Nous avertissons encore une fois la population de Surdulica des conséquences négatives pouvant survenir en raison de la pollution continue créée par l’usine Knauf de Belo Polje comme du risque de nouvelles explosions pouvant affecter une zone plus large autour du site.

Nous soulignons en dernier lieu qu’en raison de l’irresponsabilité et de la passivité des institutions et autorités compétentes, d’énormes dommages ont été causés à notre écosystème et que la santé de la population est considérablement compromise.

Rassemblement du 14 juin

Nous avons pu échanger avec les habitants présents dans le centre de Thionville, place Grommerch, ce dimanche après midi et c’est en chansons que les membres des différents collectifs (certains venus de loin et nous les remercions vivement) ont attiré l’attention de nombreux passants.

« Je suis vert, vert, vert,
Je suis vert de colère
Contre ces pauv’ typ’s
Qui bousillent la terre »

Loin de renoncer, les groupes soutenus et aidés par des chorales ont enchainé les chansons originales ou adaptées à la cause qu’ils défendent. Peu nombreux au départ, voilà que ces militants de différentes chorales et associations comme le précise la personne au micro, sont rejoints par des riverains qui applaudissent, visiblement contents d’apprendre que la lutte continue, qu’elle n’a jamais cessé et qu’elle n’est pas confinée. On sent bien la détermination de tous ces gens qui s’expriment pacifiquement mais dont les mots résonnent comme un cri de rage :

« À ton charbon on préfère nos poumons
Pauvres cons… ciences
À ton pognon on préfère nos poumons
Pauvres cons… ciences
À tes combin’s on préfère nos gamin’s
Knauf Machine
À ton turbin on préfère nos gamins,
Assassin ! »